Manifeste
Il existe un lieu, il existe un bâtiment, il existe une archive.
Istituto dell'Odore est né dans l’imaginaire avec l’ambition d’archiver le passé et le présent, rendant ainsi le futur olfactif permanent. Il représente l’unique endroit, à la fois physique et imaginaire, où seront conservés l’ensemble des souvenirs olfactifs et des essences que l’humanité a perdus au fil du temps.
C’est ici que commence le travail de l’archiviste : rechercher et répertorier les artefacts, dont les cinq premiers sont d’ores et déjà accessibles aux visiteurs.
Et vous ? Si vous pouviez rassembler en un seul et même endroit tous les souvenirs olfactifs et les senteurs que nous avons égarés au cours de cette vie, ou qui vous ont tout simplement hanté, lesquels choisiriez-vous ?
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Fruit de huit années de maturation, Istituto dell’Odore marque un tournant radical dans le parcours de Meo Fusciuni et de sa complice artistique Federica Castellani. Là où l’univers de Meo s'est toujours nourri d'une introspection solitaire, poétique et mélancolique, Istituto s’affranchit de l’intime pour embrasser l'universel. C'est une démarche d'archiviste, une œuvre chorale et anthropologique conçue pour faire dialoguer notre mémoire collective avec le monde de demain. Loin des récits complexes et des fioritures, Istituto pratique une parfumerie directe, essentielle, presque brute. Chaque fragrance constitue un artefact : l'archiviste traque une matière première fétiche, la dépouille de tout artifice, explore son ADN et l'ancre dans une émotion humaine partagée. Rien n'est laissé au hasard, du flacon au design sculptural pensé par Federica Castellani (dont le logo à deux sphères matérialise l'avant et l'après du souvenir) jusqu'au regard acéré de l'évaluatrice Martina Maffei, garante d'un dialogue moderne et accessible avec le public. Plus qu'une simple maison de parfum, Istituto dell’Odore pose les bases d'une archive monumentale, vivante et transdisciplinaire, destinée à investir l'art visuel, les musées et la mémoire humaine.